Le Conseil d'Etat a rendu son verdict. Le Tribunal de Quimperlé reste fermé malgré les nombreuses démarches entreprises sur le territoire et à la capitale pour faire valoir la nécessité de le maintenir. 

Le 4 février le maire défendait pied à pied le maintien du Tribunal à Quimperlé.
« C'est le désengagement de l'Etat et le déménagement du territoire qui continuent ». Tels sont les propos tenus par le maire Alain Pennec jeudi dernier devant les médias nationaux,
L'interview d'Alain Pennec au JT de France 3 vendredi 5 février (12:50)

« C'est le désengagement de l'Etat et le déménagement du territoire qui continuent ». Tels sont les propos tenus par le maire Alain Pennec jeudi dernier devant les médias nationaux, lors d'une réunion organisée au siège de l'Association des petites villes de France (APVF) au lendemain d'une audience du Conseil d'Etat.
L'interview d'Alain Pennec au JT de France 3 vendredi 5 février (12:50)
« Le tribunal de Quimperlé traitait entre 900 et 1000 dossiers de tutelle chaque année, et le juge est censé passer chez les gens pour ces dossiers. Maintenant il faudra faire 50 kilomètres pour aller jusqu'au tribunal de Quimper... Beaucoup de ces personnes sont âgées et fragilisées, et n'iront pas jusque Quimper. » insiste Alain Pennec depuis le rassemblement pour le maintien du Tribunal, le 10 novembre dernier à Quimperlé.
Le nombre d'affaires traitées par le tribunal quimperlois dépasse le seuil pris en compte par la Chancellerie pour en décider la fermeture.
Dans le ressort de la Cour d'appel de Rennes, pas moins de quinze communes sont concernées par la réforme de la carte judiciaire mise en oeuvre sans aucune concertation par la précédente Garde des Sceaux, Rachida Dati. Douze communes perdraient leur Tribunal d'instance, et trois leur Tribunal de grande instance. Seule une minorité d'entre elles ont répondu en déposant un recours auprès du Conseil d'Etat. Ploërmel, Vitré et Quimperlé, qui défend farouchement le maintien de son Tribunal d'instance, se font représenter par l'APVF. Lannion, Pontivy, Guingamp ont choisi d'autres voies de recours.
Le rapporteur public a rejeté les arguments d'irrégularité dans la procédure avancés par Maître Monod, l'avocat de l'APVF, mais ses conclusions ne sont « que des propositions soumises au Conseil d'Etat ». L'arrêt du Conseil d'Etat devrait être rendu dans un délai de deux à quatre semaines.
Extraits de presse : la gazette.fr et Les Echos

