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Le patrimoine

patrimoine03a L'ancienne chapelle Notre-Dame de l'Assomption a été construite en deux épisodes : la nef date de la fin du XIIIé (style gothique primitif), la tour, le choeur et les porches ont été élevés de la fin du XIVè au début du XVè siècle.

Ruinée en 1373 par Bertrand Du Guesclin pendant la guerre de succession de Bretagne, l'église a été reconstruite grâce aux largesses du Duc Jean V, décorée en gothique flamboyant et agrandie. Son nouveau choeur a été voûté de pierres et sa tour culmine à 35 m (une flèche de bois recouverte de plomb la portera plus tard à 60 m).

A voir dans la nef, les sablières sculptées de 1430, parmi les plus anciennes de Bretagne.

patrimoine01 C'est la chapelle de l'Hôpital Frémeur, dernier hôpital médiéval de l'Ouest. Sa situation, accolée à l'hôpital, explique le plan de la chapelle : très courte, car elle accueillait peu de valides, mais très haute pour permettre aux malades d'entendre la messe depuis leurs lits. Le lieu est étonnant : deux balcons lient la chapelle aux niveaux supérieurs de l'hôpital, une chambre du deuxième a même une petite fenêtre donnant vue sur le choeur.
Le mobilier date de deux époques : d'avant la révolution et du XIXè.

C’est un monument unique dans tout l’ouest de la France et un des rares conservés en France. Il abrite sous un même toit un hôpital et une chapelle. Malgré l’évolution de certaines
parties de l’architecture liée aux adaptations d’un tel établissement, sur près de 500 ans de fonctionnement, l’édifice a conservé en grande partie sa structure initiale qui
remonte à la fin du 14e siècle ou au tout début du 15e siècle.

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La répartition des trois espaces différenciés : « lieu de prière, lieu de soins et pièce d’habitation reste parfaitement lisible ».

La situation de l’Hôpital Frémeur est caractéristique des hôpitaux médiévaux. Il est situé en bordure d’agglomération, près d’un quartier populaire en bordure d’un ruisseau, le Frout-Veur ou Frémeur (grand ruisseau torrentueux
appelé aujourd’hui Dourdu) afin de répondre à des questions d’hygiène, d’évacuation des déchets. Dans un premier temps, l’édifice s’est positionné de façon perpendiculaire au cours d’eau et l’a ensuite enjambé au 18e. Le ruisseau est aujourd’hui en partie recouvert.
Les quatre niveaux de la longère abritaient, au sous-sol : un entrepôt et les cuisines, au rez-de-chaussée : le dortoir des femmes, au premier étage : celui des hommes, au second les chambrettes aménagées au 18e siècle pour les contagieux et le personnel.
Particularité de la chapelle : elle ouvrait sur les salles de l’hôpital, permettant aux malades de suivre les offices sans avoir à se déplacer. une première tribune puis une seconde (ajoutée au XIXe s.) surplombent la nef, séparées du reste de l’édifice par des battants que l’on ouvrait lors de célébrations.

 

 

Historique du bâtiment

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La présence d’armoiries ducales atteste, sinon d’une fondation, tout au moins d’une dotation ducale antérieure à 1491.
L’édifice a connu une reconstruction partielle entre 1523 et 1537. Il a été progressivement agrandi à partir de 1703 par le prolongement de la longère. Joseph Bigot, architecte finistérien, a restauré la chapelle de 1874 à 1876. La construction d’un hôpital aux normes hygiénistes, entre 1894 et 1902, tout à côté donnant sur la Place Saint-Michel, a permis de soulager le surpeuplement de l’Hôpital-Frémeur qui a continué d’accueillir des personnes âgées et des incurables jusqu’en 1976.
L’édifice conserve de son riche passé un mobilier intéressant : statues, autel du 18e siècle aux formes de sarcophage antique provenant de l’église Saint-Colomban, grand tableau de Saint-Vincent-de-Paul offert en 1837 pour rappeler l’accueil des enfants trouvés dans l’établissement, reliquaire, boiseries néogothiques et voûte peinte du 19e siècle.
Depuis 1976, l’édifice a été peu entretenu et a commencé à se dégrader. Propriété de l’hôpital jusqu’en 2002, il a été acquis par la Ville à cette date avec ses anciens jardins le long du Dourdu sur plus d’un hectare en pleine ville.

 

Inscrit sur la liste des Monuments Historiques en 1997, il a été classé Monument Historique le 25 mai 2004.


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Intérêt et caractéristiques

L´imbrication de trois espaces différenciés - lieu de prière, lieu de soins et pièces d´habitation reste parfaitement lisible. Dissimulés par des aménagements plus tardifs, notamment des lambris et des coffrages, la plupart des éléments d´origine tels que charpentes, cheminées, hagioscope ou poutres monumentales posées sur corbelets, sont conservés. Malgré quelques modifications au cours des âges, l’édifice a conservé intacte sa structure d’origine et la
particularité de sa chapelle ouvrant sur les dortoirs.
Sur un même site urbain se côtoient des bâtiments représentants l’évolution sociétale et architecturale des conceptions hospitalières du moyen-âge au 19e siècle. La cohérence de l’ensemble porte un témoignage fort d’un patrimoine peu représenté en France.

Un monument en péril

Depuis la fermeture de l’hôpital en 1976, l’ensemble du bâtiment s'est dégradé et certains éléments comme la charpente ou les planchers menaçaient de s’effondrer. En péril éminent, un plan de sauvetage et de sauvegarde a été mis en place pour la Chapelle Saint-Eutrope et l’hôpital Frémeur tout en s’inscrivant dans un projet d’aménagement urbain. La première étape de ce chantier vient de s’achever. La Chapelle Saint-Eutrope est à présent hors de danger. La toiture a été déposée puis refaite entièrement. « Des ardoises de 9 mm ont été installées en pose à pureaux décroissants avec des clous cuivrés. Elles sont plus larges en bas de la toiture. Cette irrégularité permet d’avoir des ombres portées et de donner un aspect plus esthétique » explique Stanislas Coudière de l’Agence de Ponthaud en charge de ce chantier. « Les passes-barres, éléments en plomb sur la toiture qui permettaient aux hommes de s’accrocher, ont été préservés. Élément nouveau, une chevronnière en pierre, taillée à la main, a été installée afin d’assurer l’étanchéité et d’apporter une note plus noble au bâtiment ». Un terrasson en cuivre permet également de redessiner le volume de la Chapelle et de l’oratoire. À présent hors d’eau et hors d’air, la restauration intérieure de la Chapelle Saint-Eutrope peut commencer au sec.

L'hôpital médiéval abrité

Le chantier s’est maintenant décalé et installé au-dessus de la chambre haute de la grande salle et des chambres à l’Ouest. La couverture a déjà été déposée et a fait place à un bâtiment en très mauvais état. « L’état de péril était prévisible. Nous avons réalisé un diagnostic sanitaire de l’ouvrage afin de mettre en place les conditions de sécurité les plus adéquats pour réaliser le travail.» Le coût prévisionnel de restauration de l’ensemble de l’hôpital est élevé. Aussi, il a été décidé dans un premier temps de mettre hors d’eau et hors d’air l’édifice afin de stopper les dégradations causées par les intempéries. La maçonnerie sera également étayée sur tous les niveaux pour être maçonnée comme de la pierre sèche. Ce travail minutieux est confié à des compagnons spécialisés et passionnés par l’ouvrage afin de sauver ce joyau du patrimoine quimperlois.

 

Pour financer ce chantier, une souscription est proposée par la fondation du patrimoine et l’association « Les Amis de l’Hôpital Frémeur »

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Construit en 1683 pour remplacer la cohue médiévale, le Présidial est l’un des rares monuments historiques de la région à vocation judiciaire (isMH 7/07/1932). Ce bâtiment était le siège du tribunal de la sénéchaussée de Quimperlé. La justice royale y était rendue dans une salle du premier étage (l’auditoire), le rez-de- chaussée étant occupé par des commerçants ambulants. La halle du rez-de-chaussée subsista jusqu’en 1829.

De ce Présidial, il ne reste que le perron, escalier à deux volées à belles balustres torses de granit qui menait à l’auditoire de justice situé à l’étage et aujourd’hui disparu. Dans les années 1990, le Présidial devient un lieu culturel municipal et dès 2015 un lieu de résidence pour la création artistique et la médiation culturelle où sont organisés des ateliers, des rencontres, des conférences, des auditions, des master-class et des spectacles de petites formes. Un lieu à la rencontre de tous les publics et de toutes les formes de création contemporaines.


patrimoine07C'est une maison du XVIè siècle. Son appellation ne repose sur aucune réalité historique : nulle trace d'archers dans cette maison-là ! Elle aurait été ainsi nommée du fait de la proximité d’une ancienne chapelle Saint-Sébastien (martyr mort, criblé de flèches). Les gros murs, la façade à pans de bois en encorbellement donnant sur la rue sont d'origine.

Haute de 3 étages, elle est dotée au rez-de-chaussée et aux étages de cheminées en granit. Elle possède également de remarquables poutres. La maison fut surtout une résidence de notables. Au XVIIè, trois générations d'une famille de notaire y ont vécu. Au début du XXè siècle, elle abritait une école privée de filles. Aujourd'hui propriété de la Ville, elle accueille des spectacles et des expositions temporaires.
Tout à côté se trouve une des plus anciennes constructions civiles de Quimperlé, une échoppe dont la façade présente des colombages (XVè siècle).

patrimoine09 C'est au VIe s que Gurthiern aurait élevé un premier monastère celtique suivant la règle irlandaise de Saint-Colomban ( ?). Détruit par les Vikings en 878, on ignore ce que devinrent les moines et la population de la région. Certains historiens avancent une reconstruction religieuse autour de l'an 1000, dont témoignerait le portail roman primitif de la façade ruinée. Au XIIIe s, une grande église gothique de type halle, longue de 50 m fut réédifiée. Il en subsiste un fragment du mur du choeur (avec des sculptures), et la façade remaniée au XVe s. Eglise de la riche paroisse de la basse ville, elle tomba en ruine par manque d'entretien, au début du XIXe s. Le cinéma installé à l'emplacement de l'ancien choeur a pris la succession d'un cinéma de patronage.

patrimoine11 Il enjambe l'Ellé au niveau de la place Lovignon et a été jusqu'en 1643 le seul moyen d'accès à Quimperlé depuis l'est. Ses puissants éperons et ses arches externes révèlent une construction médievale, sans doute du XVe s, mais les deux arches centrales ont été reconstruites après la crue de 1746 qui les avaient fortement ébranlées. C'est après ces travaux sans doute que fut comblée une arche récemment mise à jour.
Le pont était défendu autrefois par deux tourelles, s'appuyant aux murailles qui ceinturaient la basse-ville, transformant celle-ci en une cité entièrement close, ne s'ouvrant à l'extérieur que par trois portes, placées aux entrées des deux grands axes routiers : Vannes-Quimper et Quimperlé-Carhaix. Ces remparts, édifiés entre 1250 et 1270, tombèrent en ruines après la guerre de cent ans et furent définitivement rasés en 1680. Les blocs de granit récupérés servirent alors à la construction du quai Brizeux bordant la Laïta. Ce pont pittoresque a inspiré de nombreux peintres depuis le XIXe siècle.

patrimoine10apatrimoine10d C'est par elle que tout a commencé… C'est le monument le plus prestigieux de Quimperlé, une abbaye fondée au XIè siècle, par le Comte de Cornouaille Alain Canhiart suite à une guérison miraculeuse. Son église est, avec l'abbaye de Lanleff, la seule église de Bretagne à avoir un plan circulaire, calqué sur le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Elle épouse aussi la forme d’une croix grecque. Elle épouse également la forme d'un trêfle, calquée sur le Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Son intérieur est un véritable musée d'oeuvres d'art. Le choeur des moines est l'une des réalisations les plus accomplies de l'art roman, la crypte du XIè siècle a été conservée, une mise au tombeau sculptée de 1500 environ a été récemment rénovée, un retable du XVIè est en cours de restauration, un Christ en robe et une chaire du XVIIè siècle sont aussi des pièces remarquables…
patrimoine06 Ce marché couvert, conçu par les constructeurs Moreau frères en 1886 a été implanté à la place d'un ensemble de vieilles demeures insalubres appelé " Petit quartier ", détruit pour des raisons d'hygiène et de circulation. Un siècle plus tard, le bâtiment s'est détérioré. En 1998, un diagnostic complet conclut à la nécessité d'une réfection complète. Fin 2001, les halles sont entièrement détruites pour être reconstruites à l'identique. Le marché est aussi réaménagé pour répondre aux nouvelles normes d'hygiène et de sécurité. Les Halles rénovées, inaugurées en septembre 2002, sont un témoin précieux de l'architecture industrielle du XIXe s. Cette réfection à l'identique se voit récompensée par "les Rubans du Patrimoine" en septembre 2003.

patrimoine05Vers 1265, le Duc Jean Ier fonde un couvent de Dominicains pour concurrencer les puissants Bénédictins de Sainte-Croix. L'appellation abbaye blanche est peut-être un hommage à l'épouse du Duc, Blanche de Navarre, ou une référence à la couleur du costume des moines. Le couvent est fermé en 1790, l'église disparaît et les constructions monastiques sont progressivement défigurées. En 1808 s'y installent les dames de la retraite du Sacré-Coeur. En 1887, un culte à Saint-Joseph y est établi. Les soeurs sont remplacées, en 1960, par les Filles de Jésus de Kermaria. La chapelle Saint-Joseph est construite entre 1932 et 1935 et décorée de vitraux d'A. Bouler.
L'abbaye blanche, chapelle Saint-Joseph

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