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Le patrimoine
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NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION
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L'ancienne
chapelle Notre-Dame de l'Assomption a été construite en deux épisodes :
la nef date de la fin du XIIIé (style gothique primitif), la tour, le
choeur et les porches ont été élevés de la fin du XIVè au début du XVè
siècle.
Ruinée en
1373 par Bertrand Du Guesclin pendant la guerre de succession de
Bretagne, l'église a été reconstruite grâce aux largesses du Duc Jean
V, décorée en gothique flamboyant et agrandie. Son nouveau choeur a été
voûté de pierres et sa tour culmine à 35 m (une flèche de bois
recouverte de plomb la portera plus tard à 60 m).
A voir dans la nef,
les sablières sculptées de 1430, parmi les plus anciennes de Bretagne.
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C'est
la chapelle de l'Hôpital Frémeur, dernier hôpital médiéval de l'Ouest.
Sa situation, accolée à l'hôpital, explique le plan de la chapelle :
très courte, car elle accueillait peu de valides, mais très haute pour
permettre aux malades d'entendre la messe depuis leurs lits. Le lieu
est étonnant : deux balcons lient la chapelle aux niveaux supérieurs de
l'hôpital, une chambre du deuxième a même une petite fenêtre donnant
vue sur le choeur.
Le mobilier date de deux époques : d'avant la révolution et du XIXè.
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C'est le dernier hôpital médiéval de l'Ouest. Il est, à ce titre, un
monument exceptionnel en Bretagne, inscrit en 1997, puis classé en 2002
à l'inventaire des monuments Historiques. Le bâtiment, constitué d'une
longère et d'une chapelle (voir Chapelle Saint-Eutrope), date du XIVè
siècle. Le nom Frémeur vient du breton frout-meur qui signifie grand
ruisseau : l'hôpital a été implanté à l'écart de la ville d'alors, sur
les bords du Dourdu.
La longère est un bâtiment en pierre de taille bâti sur quatre niveaux
: au sous-sol se trouvaient la cuisine et les réserves, au
rez-de-chaussée le dortoir des femmes, au premier étage le dortoir des
hommes et au deuxième les chambres du personnel et des malades
contagieux. Parmi les patients de l'hôpital figure Matilin an Dall, le
célèbre sonneur. C'est là que le jeune aveugle entend de la musique
pour la première fois et apprend à jouer du serpent, de la bombarde et
du violon. C'est aussi là qu'il s'éteint en 1859, après une brillante
carrière qui le mena jouer à Paris devant le roi Louis-Philippe. Le
peintre Emile Jourdan y est également mort.
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Le bâtiment, en grande partie disparu, a été édifié en 1683 pour
remplacer une halle couverte. L'escalier qui a été conservé menait à
une terrasse donnant sur l'étage. Au premier étage, la première salle
était l'auditoire de justice. Au fond de cette salle, deux portes
communiquaient avec un mince local, lieu de délibération de la
Municipalité. Les condamnés étaient enfermés dans le bâtiment attenant
(au n°17), qui servait de prison municipale.
La Révolution entraîna en 1791 le déplacement de la mairie et du
tribunal dans l'ancienne abbaye Sainte-Croix. "Le Présidial"
(injustement dénommé ainsi) servit alors de siège aux membres de la
Société populaire avant d'abriter les fidèles de l'éphémère culte
décadaire. La halle subsista au rez-de-chaussée jusqu'en 1829. Le
"présidial" servit provisoirement d'église jusqu'en 1868 après la chute
du clocher de Sainte-Croix le 21 mars 1862. Puis il fut abandonné et
devint une bourse du travail, puis un lieu de réunion pour la C.G.T. Il
accueille aujourd'hui des expositions organisées par la Ville de
Quimperlé.
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C'est une maison du XVIè siècle. Son appellation ne repose sur aucune
réalité historique : nulle trace d'archers dans cette maison-là ! Elle
aurait été ainsi nommée du fait de la proximité d’une ancienne chapelle
Saint-Sébastien (martyr mort, criblé de flèches). Les gros murs, la
façade à pans de bois en encorbellement donnant sur la rue sont
d'origine.
Haute de 3 étages, elle est dotée au rez-de-chaussée et aux étages de
cheminées en granit. Elle possède également de remarquables poutres. La
maison fut surtout une résidence de notables. Au XVIIè, trois
générations d'une famille de notaire y ont vécu. Au début du XXè
siècle, elle abritait une école privée de filles. Aujourd'hui propriété
de la Ville, elle accueille des spectacles et des expositions
temporaires.
Tout à côté se trouve une des plus anciennes constructions civiles
de Quimperlé, une échoppe dont la façade présente des colombages (XVè
siècle).
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C'est au
VIe s que Gurthiern aurait élevé un premier monastère celtique suivant
la règle irlandaise de Saint-Colomban ( ?). Détruit par les Vikings en
878, on ignore ce que devinrent les moines et la population de la
région. Certains historiens avancent une reconstruction religieuse
autour de l'an 1000, dont témoignerait le portail roman primitif de la
façade ruinée. Au XIIIe s, une grande église gothique de type halle,
longue de 50 m fut réédifiée. Il en subsiste un fragment du mur du
choeur (avec des sculptures), et la façade remaniée au XVe s. Eglise de
la riche paroisse de la basse ville, elle tomba en ruine par manque
d'entretien, au début du XIXe s. Le cinéma installé à l'emplacement de
l'ancien choeur a pris la succession d'un cinéma de patronage.
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Il enjambe
l'Ellé au niveau de la place Lovignon et a été jusqu'en 1643 le seul
moyen d'accès à Quimperlé depuis l'est. Ses puissants éperons et ses
arches externes révèlent une construction médievale, sans doute du XVe
s, mais les deux arches centrales ont été reconstruites après la crue
de 1746 qui les avaient fortement ébranlées. C'est après ces travaux
sans doute que fut comblée une arche récemment mise à jour.
Le pont était défendu autrefois par deux tourelles, s'appuyant aux
murailles qui ceinturaient la basse-ville, transformant celle-ci en une
cité entièrement close, ne s'ouvrant à l'extérieur que par trois
portes, placées aux entrées des deux grands axes routiers :
Vannes-Quimper et Quimperlé-Carhaix. Ces remparts, édifiés entre 1250
et 1270, tombèrent en ruines après la guerre de cent ans et furent
définitivement rasés en 1680. Les blocs de granit récupérés servirent
alors à la construction du quai Brizeux bordant la Laïta. Ce pont
pittoresque a inspiré de nombreux peintres depuis le XIXe siècle.
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 C'est par
elle que tout a commencé… C'est le monument le plus prestigieux de
Quimperlé, une abbaye fondée au XIè siècle, par le Comte de Cornouaille
Alain Canhiart suite à une guérison miraculeuse. Son église est, avec
l'abbaye de Lanleff, la seule église de Bretagne à avoir un plan
circulaire, calqué sur le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Elle épouse
aussi la forme d’une croix grecque. Elle épouse également la forme d'un
trêfle, calquée sur le Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Son intérieur est un véritable musée d'oeuvres d'art. Le choeur
des moines est l'une des réalisations les plus accomplies de l'art
roman, la crypte du XIè siècle a été conservée, une mise au tombeau
sculptée de 1500 environ a été récemment rénovée, un retable du XVIè
est en cours de restauration, un Christ en robe et une chaire du XVIIè
siècle sont aussi des pièces remarquables…
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Ce marché
couvert, conçu par les constructeurs Moreau frères en 1886 a été
implanté à la place d'un ensemble de vieilles demeures insalubres
appelé " Petit quartier ", détruit pour des raisons d'hygiène et de
circulation. Un siècle plus tard, le bâtiment s'est détérioré. En 1998,
un diagnostic complet conclut à la nécessité d'une réfection complète.
Fin 2001, les halles sont entièrement détruites pour être reconstruites
à l'identique. Le marché est aussi réaménagé pour répondre aux
nouvelles normes d'hygiène et de sécurité. Les Halles rénovées,
inaugurées en septembre 2002, sont un témoin précieux de l'architecture
industrielle du XIXe s. Cette réfection à l'identique se voit
récompensée par "les Rubans du Patrimoine" en septembre 2003.
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Vers 1265,
le Duc Jean Ier fonde un couvent de Dominicains pour concurrencer les
puissants Bénédictins de Sainte-Croix. L'appellation abbaye blanche est
peut-être un hommage à l'épouse du Duc, Blanche de Navarre, ou une
référence à la couleur du costume des moines. Le couvent est fermé en
1790, l'église disparaît et les constructions monastiques sont
progressivement défigurées. En 1808 s'y installent les dames de la
retraite du Sacré-Coeur. En 1887, un culte à Saint-Joseph y est établi.
Les soeurs sont remplacées, en 1960, par les Filles de Jésus de
Kermaria. La chapelle Saint-Joseph est construite entre 1932 et 1935 et
décorée de vitraux d'A. Bouler.
L'abbaye blanche, chapelle Saint-Joseph
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La
fondation d'une communauté d'Ursulines à Quimperlé date de 1652. Elles
achètent en 1665 la métairie du Bel-Air. La première pierre de la
chapelle est posée en 1667 et les religieuses entrent dans le monastère
achevé en 1674, où elles se consacrent à l'éducation des filles
jusqu'alors négligée. Leur renommée nécessite un agrandissement des
bâtiments, du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle, en respectant le
style d'origine. La loi Combes, instaurant la séparation de l'Eglise et
de l'Etat en 1905 chasse les soeurs. L'ancien monastère devient une
Ecole Primaire Supérieur de filles. Sous la Seconde Guerre mondiale,
l'établissement est réquisitionné par les services de la sécurité et la
police allemande. La Gestapo interroge, torture dans ces locaux. Après
la guerre, les bâtiments retournent à leur première affectation, celle
de l'enseignement (Lycée de jeunes filles puis collège Jules Ferry). La
chapelle est aujourd'hui un lieu reconnu d'exposition d'art
contemporain.
L'aspect architectural du couvent témoigne du renouveau religieux
de la Contre-Réforme. Les Ursulines cherchèrent à édifier des monuments
imposants, monumentaux, afin de témoigner de la place du couvent au
sein de la ville. Comme tous les édifices conventuels, les bâtiments
s'ordonnent autour du cloître, intégré à l'ensemble de l'édifice.
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Consacrée
au mystérieux Saint-Théa, l'église était le centre de la très pauvre
paroisse de Lothéa, supprimée en 1791. Après l'arrêt du culte en 1949,
la chapelle tomba en ruine. En 1985, une équipe de bénévoles aidés par
le général de la Villemarqué releva le défi de sa reconstruction. Une
équipe se monte alors et un comité de sauvegarde se lance dans la
reconstruction de l'édifice. De nombreux bénévoles se mettent à
l'ouvrage. Année après année, la chapelle a retrouvé des murs, un toit,
des vitraux et son pardon traditionnel le dimanche de la Trinité.
L'édifice accueille également des manifestations culturelles variées …
Elle accueille aujourd'hui des offices et des manifestations
culturelles.
Sources : Société d'histoire du Pays de Kemperle, Le Patrimoine des communes du Finistère, éd. Flohic.
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